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[Japan Expo 14] Conférence de presse PES NEXT GENERATION LIVE
 25 Juillet 2013   neotsubasa   Live report   J-Pop

Le samedi 6 juillet 2013, nous avons été conviés à la conférence de presse organisé par Toyota dans le cadre du « PES NEXT GENERATION LIVE ! TOYOTA x STUDIO 4°C meets ANA » qui avait eu lieu le jour même sur la scène du JE Live House. À cette occasion, nous avons pu interroger l'ensemble des artistes qui se sont produits sur scène durant cet évènement, à savoir May'n, Asō Natsuko, Urbangarde, Una, AOP et NIGHTMARE.

Certaines des interviews rapportées ici ne concernent pas des artistes que nous traitons habituellement compte tenu de nos choix rédactionnels, toutefois ils nous a parus plus honnête de vous rapporter l'intégralité de cette conférence de presse par respect envers ses organisateurs. Nous nous excusons toutefois pour l'absence de photos concernant ces artistes. La première à venir s'exprimer devant nous fut May'n : Presse : Vous venez pour la troisième année consécutive en France après Japan Expo en 2011 et un concert en 2012. Quelles sont vos impressions après avoir retrouvé le public français ? May'nÇa fait deux fois que je me produis à Japan Expo et trois fois en France. Le festival a encore grandi et l'ambiance est de plus en plus excitante. Chaque visite me comble davantage. Presse : Comment avez-vous réagi quand vous avez été contacté pour le projet ? (ndlr : le projet PES (PEACE ECO SMILENEXT GENERATION LIVE ! ?) May'n : Quand on m'a contactée pour le projet PES, j'ai d'abord découvert l'anime que je ne connaissais pas. J'étais ravie et honorée que ça ait un rapport avec l'animation et que le projet implique d'autres artistes. En plus, ça me permet de revenir en France pour la troisième année consécutive et j'en suis très contente. Presse : Avec tous les problèmes qui surviennent aujourd'hui dans le monde, l'écologie ne devrait-elle pas devenir une question cruciale pour tous les états ? May'nEffectivement, c'est un sujet très important, même au Japon. Le monde doit redevenir plus beau et ce serait bien que chaque pays fasse attention à cette problématique. Moi-même, je peux commencer à faire des choses à mon échelle, petit à petit, dans la vie quotidienne. Presse : Les animes ont toujours joué un grand rôle dans votre carrière de chanteuse. Quelle est votre opinion sur les relations entretenues par les industries de l'animation et de la musique ? Comment cela s'intègre dans votre propre processus créatif ? May'n : Je me suis d'abord fait connaître en tant que chanteuse mais c'est en entrant dans le monde de l'animation que je suis devenue May'n. Je suis donc très liée à cet univers. De plus, en chantant pour des animes, j'ai découvert de nouveaux mondes qui m'ont inspirée. Presse : Depuis 2008, l'année de vos 19 ans, vous enchaînez les succès. Vous avez même chanté au Nippon Budōkan en 2010. Comment avez-vous vécu cet événement ? May'n : Je me suis en effet produite au Budōkan à 2010 mais je suis retournée de nombreuses fois depuis. La dernière en mars 2013. Outre mon histoire personnelle avec cette salle, je m'y sens proche des fans. J'aime le Budōkan. [gallery columns="4" ids="13579,13580,13581,13582"]
Ce fut ensuite le tour d'Asō Natsuko plus communément appelée Natchan par ses fans. Presse : Votre nouveau single sort ces jours-ci, pouvez-vous nous en parler ? Natchan : Mon nouveau single « Never Ending Voyage » sort le 24 juillet 2013. Jusqu'à maintenant, il s'agissait toujours de collaborations avec des animes mais pour la première fois, il n'y a pas de tie-up et on peut dire que c'est mon premier vrai single personnel. Je pense qu'il montre davantage ma personnalité. A 23 ans et après 5 ans de carrière, c'est une évolution positive qui montre qui je suis vraiment. Je porte justement aujourd'hui la tenue de mon nouveau single. Elle est inspirée de la chanson, avec des couleurs blanches et bleues comme le ciel et les nuages, la nature... Presse : Gardez-vous un souvenir particulier de vos voyages durant ces cinq premières années de carrière ? Natchan : Je voyage cette année pour la première fois en France [NDLR : Natsuko Aso est déjà venue en France trois fois les années précédentes]. En 2012, j'étais allée à Hong-Kong, à Londres et aux Etats-Unis. Je n'aurais jamais pu faire tous ces voyages si j'avais fait un autre métier. Je suis très heureuse d'avoir ces opportunités grâce à ça. En plus, il y a plein d'imprévus et de surprises à l'étranger, ça m'amuse beaucoup ! Il y a cinq ans, quand j'ai débuté, je ne me serais jamais imaginée parmi vous aujourd'hui, en France, en train de répondre à une interview. Presse : Qu'appréciez-vous plus particulièrement en France ? Natchan : C'est très difficile de vous répondre ! En tout, c'est mon quatrième voyage en France et je dois dire que j'aime beaucoup la langue française et ses belles sonorités. Presse : Vous travaillez depuis plusieurs années sur des projets à destination des Français, parfois même avec des Français. Quelles sont les différences dans la manière de travailler par rapport à des projets 100% nippons ? Comment vous apparaissent les Français au travail ? Natchan : Les Français sont rapidement très ouverts. Dès les premières fois, les rapports sont très amicaux comme si la collaboration existait depuis longtemps. Attention, je ne dis pas que les Japonais ne sont pas ouverts ! Quand j'ai remercié les Français après mon concert, ils me faisaient des clins d'œil, ce que ne font jamais les Japonais ! [gallery columns="4" ids="13587,13588,13589,13590"] Presse : Vous donnez un showcase en France pour la deuxième fois après le Toulouse Game Show 2012. Quel effet procure Japan Expo, qui est plus grand et plus fréquenté en comparaison ? HAMASAKI Yoko (chanteuse d'URBANGARDE) : La différence de taille est évidente, mais je suis dans les deux cas très émue de voir autant de Français qui aiment la culture japonaise. Presse : D'où vient le nom URBANGARDE ? MATSUNAGA Tenma (chanteur d'URBANGARDE) : A l'origine, il y a le mot « avant-garde », donc nouveau et moderne. Nous sommes originaires de Tōkyō, une ville très moderne, alors ça nous correspondait bien par cet aspect également. Presse : Vous avez un concept très original et vous jouez beaucoup sur la signification des textes de vos chansons. Comment pensez-vous faire passer votre message en dépit de la barrière de la langue ? MATSUNAGA Tenma : Notre son est plutôt pop et gai, mais nos textes sont plutôt sombres, déprimants et cela marque les auditeurs. Certes, il y a la barrière de la langue, mais les concepts passent dans les visuels, les artworks... qui arrivent en prolongement des paroles. Si vous les voyaient, le message peut déjà en partie passer. Presse : Comment vous est venue l'idée de créer le groupe URBANGARDE ? MATSUNAGA Tenma : A l'époque, je faisais du théâtre et je trouvais intéressant de mélanger ça à la musique pour créer une nouvelle forme de divertissement. Ok, on fait de la musique, mais on aimerait que notre création soit vue dans un sens plus large. Presse : Qu'avez-vous pensé du projet PES quand il vous a été proposé ? HAMASAKI Yoko : La musique et l'animation forment un bon mélange. C'est un bon mix et ce projet est très positif pour les artistes. ------ Presse : Vous êtes venue à Paris pour la conférence de presse Japan Expo qui annonçait votre participation. Qu'avez-vous pensé de la ville ? Una : J'aime beaucoup tout ce qui touche à la mode, et on a le culte de « la Parisienne » au Japon. La ville ne ressemble en rien à ce qu'on a au Japon et ça m'a beaucoup plu. Presse : Que représente l'écologie pour vous ? Una : Depuis la catastrophe sismique et ses conséquences au Japon, le problème m'est apparu au grand jour. Je suis moi-même originaire d'Okinawa, une île très proche de la nature, et ça me donne vraiment envie de tout faire pour éviter que de tels endroits disparaissent. Presse : Y a-t-il une différence entre le public japonais et le public français lors des concerts, ou même quand les fans vous reconnaissent dans la rue ? Una : Mon premier live était à Japan Expo et j'ai vécu intensément ce moment. Des spectateurs me faisait des gestes dans le public... C'était très émouvant pour moi. Presse : L'an dernier, vous avez participé au défilé HARAJUKU KAWAii in Paris en tant que mannequin alors que Kyary Pamyu Pamyu chantait. Cette année, c'est vous qui avez chanté pendant le défilé. Qu'avez vous préféré entre ces deux exercices ? Una : C'est vrai que j'ai chanté en plus de faire mannequin cette année. C'est difficile de choisir entre les deux car il y a de bons côtés dans chaque expérience. En tant qu'artiste, je trouve que j'ai davantage de possibilités d'expression en chantant. C'est à la fois très nouveau et très libérateur. J'ai beaucoup apprécié cette expérience. Presse : Les défilés de mode apparaissent comme de grandes fêtes au Japon, un peu comme des concerts avec un public très expressif. En France, c'est inversement très calme et contemplatif. Comment avez-vous vécu vos défilés à Japan Expo, n'était-ce pas trop « froid » ? Una : C'est vrai que c'est très différent au Japon. Malgré tout, je ressentais une très forte intensité dans l'attention du public français. Je trouvais ça « très français ». Presse : Vous participez au projet PES avec un clip animé que vous avez découvert pour la première fois lors de sa projection à Japan Expo. Qu'en avez-vous pensé ? Una : Au moment où j'ai enregistré cette chanson, on m'avait donné des mots-clés sans connaître le résultat. Mon imaginaire faisait vivre l'esprit de la fleur et je ne savais pas ce qu'allait devenir ma voix. En regardant l'anime, j'ai vu des images très fortes de destruction massive qui sont complètement à l'opposé de l'image et de l'esprit de la fleur. J'ai été particulièrement marquée par la marche arrière rapide qui fait revenir la nature originelle. Ça me fait réfléchir à la question environnementale dans sa globalité. ------ Presse : Que pensez-vous de Japan Expo ? Komori Misae : C'est la première fois que nous venons et j'ai entendu dire que Japan Expo grandissait d'année en année. J'ai été émerveillée par la taille impressionnante du festival. Shimizukawa Saki : En traversant tous ces stands avec des goods d'animes, je n'avais plus du tout l'impression d'être en France ! Tomoe Kei : Je m'attendais à ne voir que des animes très populaires et faciles d'accès. Au contraire, il y a des animes très underground, même au Japon, qui sont représentés ici. Ça m'a beaucoup touchée. Ogino Saori : Il y a plein de goods d'animes comme au Japon, mais ce qui est très différent, c'est qu'on vende ici des katanas en rapport avec ces animes ! Hirose Yuuki : Les espaces sont énormes, mais on a l'impression qu'ils sont tous remplis de monde ! C'est très touchant de voir l'intérêt porté par les Français pour la culture japonaise. Presse : Vous êtes toutes passionnés par les animes ; comment les avez-vous découverts ? Komori Misae : En ce qui me concerne, je baigne dans les animes depuis ma plus tendre enfance car mon père était fan d'animes. Presse : Qu'avez-vous pensé du public français par rapport au public japonais ? Ogino Saori : En France, le public ne connait pas forcément nos chansons. Malgré ça, il rebondit dessus comme s'il les connaissait. C'est très appréciable. Presse : SHIMIZUKAWA Saki, vous êtes fan de masques à gaz. Outre le fait que ce soit très amusant dans le cadre du projet PES, c'est très original et surprenant pour nous en tant que Français. Qu'est-ce qui vous plait tant dans les masques à gaz ? Shimizukawa Saki : Etant fan des animes et des jeux de science-fiction, je me suis prise à les collectionner. Je possède même des masques à gaz de l'armée française. ----- Presse : Bonjour, c'est votre premier voyage à l'étranger pour un live. Que ressentez-vous, en France ? YOMI (chanteur de NIGHTMARE) : C'est vrai qu'on avait quelques craintes et réticences au départ. Au fur et à mesure que le concert PES avançait, on s'est senti à l'aise et ça nous a donné envie de revenir. Presse : Félicitations, cela fait 10 ans que vous avez signé en major. Quel est votre meilleur souvenir depuis vos débuts ? Sakito (guitariste de NIGHTMARE) : C'est notre toute dernière expérience : notre première et unique visite en France car nous n'étions jamais venus en Europe. Presse : Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de venir chez nous alors que vous étiez très demandés ? RUKA (batteur de NIGHTMARE) : Parce que je déteste prendre l'avion. [rires] Presse : Vous étiez donc très attendus en France et en Europe. Que pensez-vous de cet enthousiasme envers vous ? YOMI : On était surpris qu'autant de fans français nous attendent. On en était ravi. Presse : Beaucoup de vos fans ne parlent pas du tout japonais, et reprennent pourtant vos chansons par cœur sans se tromper. YOMI : On en est vraiment ému. Moi-même, je me trompe parfois ! Presse : Qui s'occupe de la partie visuelle du groupe, des costumes... ? Est-ce que ça vous arrive de vous « accrocher » sur ce sujet ? YOMI : On s'entend très bien, et il n'y a généralement aucun désaccord. Par habitude, c'est RUKA et Sakito qui écrivent et composent la musique. C'est eux aussi qui font les propositions en termes de visuels. Presse : Auriez-vous un conseil à donner aux gens qui veulent travailler dans la musique comme vous ? Sakito : Il faut persévérer le plus possible. Presse : Je viens d'Amérique du Sud et je porte un message : vous êtes très attendus sur notre continent. YOMI : S'il y a un événement comme Japan Expo là-bas, on pourrait y aller.

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